CONSIDERATIONS SUR LES MOUCHES A MIEL

A l'époque où la France était gouvernée par des monarques (je ne parle pas ici du papillon), une évidence s'imposait, un mâle tout puissant régnait sur la colonie d'abeilles. Le siècle des lumières apporta un regard nouveau sur la vie sociale de nos insectes : le roi pondait ! Qui plus est, il était le seul. Après débat, on établit qu'une reine, mère de notre petite communauté, dirigeait la ruche avec ardeur et dévouement. Plus récemment, de multiples travaux et études ont fait ressortir plusieurs hypothèses sur la gouvernance, l'orientation dans le développement de la colonie. Il semblerait que les abeilles âgées dirigent la manœuvre. La colonie, composée d'une reine, d'ouvrières d'âges diverses ainsi que de mâles, forme un ensemble cohérent qui repose sur une répartition harmonieuse des individus. La reine a la faculté de pondre des œufs mâles ou femelles, mais pas n'importe où. Des alvéoles élaborées préalablement vont accueillir suivant leur dimension un œuf mâle pour les plus grandes où un œuf femelle pour les alvéoles de taille normale, identique aux cellules servant au stockage du pollen où du miel. Mais avant la ponte, qui va décider la construction de telle ou telle alvéole et en quelle quantité ?

Aujourd'hui, une idée fait son chemin : celle de penser la colonie d'abeille comme un organisme, une entité composée de milliers d'individus tous interdépendants, formant un tout et vivant en harmonie. Contrairement à la majorité de ses cousines, l'abeille mellifère (apis mellifera) est incapable de vivre seule. Sa vie déjà courte à la belle saison (35 à 45 jours), est conditionnée par un ensemble d'équilibres internes à la colonie ainsi que de multiple facteurs extérieurs à la ruche (pluie , froid, prédateur, intoxication, absence de floraisons continues ou étalées…).

MA DEMARCHE

La vie des colonies d'abeilles est rythmée par le cycle des saisons. Le pique d'activité dans la saison apicole est le solstice d'été, journée la plus longue, point d'orgue de l'activité extérieur pour notre insecte et période qui sonne le glas pour l'essaimage. Les thèses développées par mes collègues apiculteurs pionniers dans l'apiculture biodynamique, nous amènent à considérer l'abeille comme un être solaire, intimement liée à l'influence des étoiles et du soleil en particulier. La terre est bombardée en permanence de rayonnements diverses provenant de corps céleste et il n'est pas farfelu d'imaginer l'influence de ces phénomènes sur le monde minérale et à fortiori sur les êtres vivants.

Dans ma conduite de ruche, j'ai adapté mes interventions et mes visites aux colonies en tenant compte du calendrier lunaire et des rythmes cosmiques.

A suivre...